La dépendance : un vrai problème de santé publique et de société

Les constats sont nombreux :

La population vieillit et l’espérance de vie augmente : en 2013 les 60 ans et plus représentent 11.17 millions de personne dont 50% ont plus de 75 ans.

Si la tendance démographique observée se prolonge sur 74 millions d’habitant en 2060, 23.6 millions auront plus de 60 ans et 12 millions plus de 75 ans ce qui correspondra à une augmentation de plus de 80% des personnes âgées (source INSEE 2013).

Par ailleurs, la dépendance n’est pas un risque rare. La probabilité pour un individu âgé de 65 ans d’être un jour en situation de dépendance ou autre est de 30% pour un homme et 40% pour une femme hors risques liés à la vie (Accidents de la vie, risques cardio-vasculaires avant cet âge etc..).

Les principales causes de dépendance dans les années à venir seront à n’en pas douter d’ordre neurologique. Elles représentent déjà aujourd’hui 50% des causes de dépendance chez la plupart des assureurs.

Les pouvoirs publics commencent à prendre la mesure du phénomène et ne peuvent assumer sans réforme une augmentation du cout pour la collectivité qui représente en 2011 déjà 25 milliards d’euros.

Qu’est ce que la dépendance ? : Une personne est reconnue dépendante lorsqu’elle ne peut accomplir seule les principaux gestes de la vie courante : s’habiller, se nourrir, se déplacer, assumer les transferts (assis, debout, couché) et satisfaire son hygiène corporelle.

La dépendance en quelques chiffres :

42% des gens ne connaissent pas le cout de la dépendance (en moyenne 2 500 à 3 000 € par mois).

69% des français de plus de 45 ans pensent être incapables de faire face aux frais de vie supplémentaires liés à la dépendance.

41% de la population est déjà confrontée dans son environnement direct à un problème de dépendance.

Quels sont les conséquences de la dépendance :

Une charge financière insupportable pour les personnes âgées et une charge financière pour les familles, en effet, la loi oblige les enfants et petits enfants à subvenir aux besoins de leurs ainés.

Une charge de temps et morale pour les proches.

Pour 3.5 millions de personnes dépendantes en 2012,  il y a 4 à 5 millions d’aidants. L’état au travers de l’ APA (Allocation personnalisée d’autonomie) ne couvre le besoin en financement qu’à hauteur moyenne de 480 € par mois ce qui signifie un reste à charge compris entre 1600 € et 2000 € par mois par famille pour une personne dépendante.

Les solutions actuelles :

L’Etat étudie plusieurs pistes pour le financement de l’augmentation du cout de la dépendance (relèvement du taux de CSG, extension de la journée de solidarité, réduction de l’abattement fiscal de 10% dont bénéficient les retraites). Le recours aux assurances figure aussi également parmi les solutions envisagées. A l’heure actuelle, entre 5.5 millions et 6 millions de personnes sont couvertes contre le risque dépendance par une mutuelle, une Institution de Prévoyance  ou une société d’assurance. En 2010 la commission des affaires sociales de l’Assemblée Nationale avait préconisé de rendre obligatoire dès 50 ans la souscription d’une garantie perte d’autonomie. Une option rejetée par le gouvernement actuel toutefois, M. Hollande a précisé le 25 janvier 2013 qu’il comptait faire appel à la fois à la « solidarité » et à la « responsabilité individuelle » suggérant qu’une place sera laissée aux assureurs (source le Monde mars 2013).

Il est donc important de pouvoir mesurer ses besoins en financement au regard de ses droits futurs en retraite. Un audit de protection social parait inévitable et recommandé.

En effet chaque situation est particulière. Le marché de l’assurance propose aujourd’hui des solutions adaptées à chaque situation avec un cout très abordable.

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Nos dernières actualités

COMPARATIF DES GARANTIES MINIMUM DU PANIER DE SOINS ANI ET DU CONTRAT RESPONSABLE

Prestations Minimum Décret Panier de soins ANI Minimum Projet de décret Contrat responsable
Soins de ville* Prise en charge du ticket modérateur sauf :- Cure thermale- Médicaments à SMR modéré ou faible

– Homéopathie.

Prise en charge du ticket modérateur sauf :- Cure thermale- Médicaments à SMR modéré ou faible

– Homéopathie.

Forfait journalier Prise en charge illimitée. Prise en charge illimitée.
Audioprothèses Prise en charge du ticket modérateur. /
Frais dentaires** Prise en charge d’au moins 125 %. /

*comprend les hospitalisations (honoraires et frais), consultations/visites, actes de spécialiste des médecins, analyses, radiologie, auxiliaires médicaux, prothèses autres que dentaires, transport. **comprend les soins dentaires prothétiques et les soins d’orthopédie dentofaciale.

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PLAFOND ANNUEL DE LA SECURITE SOCIALE

Année

Plafonds (en euros)

 

 

2017

2016

2015

Plafond annuel

(PASS)

39228 €

38616 €

38040 €

Plafond mensuel

(PMSS)

3269 €

3218 €

3170 €

2014

37548 €

3129 €

2013

37 032 €

3 086 € Lire la suite

PARUTION DU DECRET RELATIF AU CONTENU DES CONTRATS DE MUTUELLE SANTE DITS « RESPONSABLES »

Le décret n°2014-1374, paru le 18 novembre 2014,  définit le cahier des charges des contrats dits « responsables » en application des modifications introduite par l’article 56 de la loi de financement de la sécurité sociale pour 2014.

Le label de contrats « responsables » conditionne l’application du taux réduit de taxe sur les conventions d’assurance (7 % au lieu de 14 %) et également l’application du traitement social et fiscal de faveur afférant aux contributions finançant les garanties complémentaires.

Le décret précise le panier minimum des garanties ainsi que les plafonds de garanties applicables à certains postes de soins que doivent respecter les contrats complémentaires en santé pour bénéficier des aides sociales et fiscales attachées à ce dispositif.

 Aux termes du décret, les nouvelles règles :

–  « entrent en vigueur à compter du 1er avril 2015,

–  à l’exception des contrats collectifs et obligatoires pour lesquels la modification devra intervenir lors de la première modification de l’acte qui les institue et au plus tard le 31 décembre 2017 ».

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MISE EN CONFORMITE DES ACTES DE MISE EN PLACE DE LA PROTECTION SOCIALE SUPPLEMENTAIRE

Le décret n°2012-25 du 9 janvier 2012 relatif au caractère collectif et obligatoire des garanties de protection sociale complémentaire a considérablement durcit les règles d’exonération sociale des contrats collectifs de retraite, prévoyance et santé.

 La non-conformité à ces nouvelles règles expose les entreprises à ne plus  bénéficier de l’exonération sociale de la part de cotisation(s) employeur.

Pour continuer à être exonérée l’entreprise doit obligatoirement faire en sorte que les contrats  couvrent l’ensemble des salariés ou une ou plusieurs catégories objectives désormais déterminées selon des critères précis.

La circulaire sociale du 25 septembre 2013 a précisé que les régimes existants seront à mettre en conformité au plus tard le 30 juin 2014 dès lors qu’ils sont conformes aux dispositions de la circulaire antérieurement en vigueur du 30 janvier 2009. Lire la suite

CHRONOLOGIE DES PRINCIPALES OBLIGATIONS REGLEMENTAIRES EN TERMES DE PROTECTION SOCIALE SUPPLEMENTAIRE

1)      A compter du 1er juillet 2014: les entreprises qui bénéficient d’une protection sociale supplémentaire pour les risques : MUTUELLE-PREVOYANCE-RETRAITE  devront soit régulariser leur situation, soit mettre en conformité leurs actes de mise en place (décisions unilatérales…) avec le décret n°2012-25 du 9 janvier 2012. Les actes de mise en place des régimes supplémentaires de protection sociale seront par ailleurs nécessaires dans le cas notamment d’une prévoyance conventionnelle améliorée qui impliquerait une augmentation du taux de cotisation.

2)      A compter du 1er juillet 2014: les entreprises qui auront mis en place, auparavant, une mutuelle en direction d’un collège particulier (par exemple pour les cadres) auront l’obligation d’en proposer une à l’ensemble des salariés.Il n’y a aucune obligation à ce que le niveau de prestation soit le même. Lire la suite

CLAUSES DE DESIGNATION: SORT DES CONTRATS CONCLUS AUPRES DES ORGANISMES ANCIENNEMENT DESIGNES

Dans sa décision n° 2013-672 DC du 13 juin 2013, confirmée par celle du 18 octobre 2013 n°2013-349 QPC, le conseil constitutionnel a :

– déclaré inconstitutionnel l’article L912-1 du code de la sécurité sociale servant de fondement légal aux clauses de désignation. Cet article est donc inapplicable depuis le 16 juin 2013 (date de publication au JO de la décision n°2013-672 DC)

-prévu que sa décision, par dérogation, ne s’appliquait pas aux « contrats en cours » au 16 juin 2013, en précisant qu’il s’agissait des contrats liant l’entreprise à l’organisme assureur désigné.Ceci afin de préserver la sécurité juridique de ces contrats.

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LES PRINCIPALES MESURES DU PROJET DE REFORME DES RETRAITES DU GOUVERNEMENT AYRAULT

Petit rappel au préalable :

Le régime de base de la sécurité sociale est financé par diverses mesures liées aux différentes loi de finance de la sécurité sociales qui paraissent chaque année, ou encore au travers des lois de finances rectificatives.

Les régimes complémentaire (ARCCO et AGIRC) sont financés par la masse salariale.

Une hausse conséquente du chômage diminue mécaniquement leurs recettes.

Toute prospective doit donc tenir compte d’une part du taux de chômage et d’autre part du taux de croissance économique et enfin de la démographie. Ces variables sont très importantes pour les simulations pluriannuelles.

Les différentes prospectives du COR (conseil d’orientation des retraites janvier 2012) retenues tablent sur un taux de croissance de 1.5% l’an et un taux de chômage de 4.5%, ce qui paraît pour le moins très optimiste.

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RETRAITE OBLIGATOIRE..PETIT RAPPEL HISTORIQUE

La sécurité sociale a été créée en 1945 au sortir de la seconde guerre mondiale la France était alors à reconstruire et la stabilité sociale une priorité pour les autorités de l’époque.

Il a alors été institué la retraite obligatoire en direction des assurés sociaux.

La retraite de base représentait alors 40% du salaire à 65 ans.

En 1972, et après la période des trente glorieuses, le taux de remplacement est passé à 50%.

A cette époque se sont développés les régimes complémentaires ARRCO (tous les salariés) et AGIRC (salariés cadre uniquement), pour parvenir à un taux de remplacement de l’ordre de 70% susceptible de maintenir un niveau de vie des  retraités.

Les régimes complémentaires sont devenus obligatoires.

De 1969 jusqu’au milieu des années 1970, le régime s’est étendu aux non salariés.

Le minimum vieillesse crée en 1956 a été fortement revalorisé.

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